Archive for the ‘Culture’ Category

Ecouter de la nu disco, lire Vice, regarder Tracks… Et ne pas être branché.

Wednesday, March 28th, 2012

[Copy: Article original sur Le Boulevardier]

C’est toujours après avoir lu Vice – au second degré hein – que j’ai envie d’écrire un pamphlet social à la première personne. Bizarre. Ce matin, c’est Slate qui me passe sous le nez avec un nouveau sujet sur les hipsters, après Tout-Ca, Courrier International et Rue89.

Là où tout a commencé. (The Royal Tenenbaums - Wes Anderson, 2001)

Oublions rapidement les considérations stylistiques, où d’ailleurs curieusement aucun commentateur n’arrive exactement à la même description du macro-type hipster que son prochain, ainsi que l’opinion que l’on se devrait d’avoir à propos de ces individus étranges. D’ailleurs, il semblerait que le phénomène hipster n’intéresse que les hipsters eux-même, quoique Le Figaro Madame s’y soit intéressé, LOL.

Peut-on écouter de la nu disco, lire Vice, regarder Tracks… et ne pas être branché?

Puisqu’il est désormais courant parmi les hipsters comme parmi les bobos avant eux hein, de produire une auto-détestation endogène, il est temps de se demander si être un hipster et l’accepter, c’est vraiment en être un. Peut-on être en paix avec ses goûts branchés et donc ne plus l’être?

La clé du caractère hipster, c’est d’être un geste et non un état. La gesticulation née des mouvements de bras nécessaires à nager après la nouveauté ou la pièce vintage marginale fait de l’être hipster un vecteur. D’où son incapacité à se reconnaître dans ce qu’il était l’instant d’avant. Le hipster est à peine là qu’il est déjà ailleurs. Enfin ça, c’est le hipster/hater.

Mais sinon, le jeune citadin un poil conformiste: Petit Standard A.P.C., montures vintage, montre à cadran simple et fantaisie capillaire relative, pull de marin danois; lorsqu’il sort d’un concert de musiques actuelles comme on dit au Ministère de ce qu’il reste de la Culture (genre The Rapture ou Arcade Fire), et qu’il va s’offrir un Bagel hors de prix à manger devant un replay de Tracks. S’il n’a rien demandé à personne: Est-il branché?

En fait, on sait comment identifier une sortie du statut de hipster, il suffit de lorgner vers celui ou celle qui condamne ses congénères pour un Oui ou pour un Non, mais on ne sait pas vraiment comment en identifier l’entrée. A partir de quand est-on un hipster?

Voilà une question guillerette que je m’empresse donc de poser aux journalistes, blogueurs et autres commentateurs de timelines: mais de qui parle-t-on exactement?

Bonus: une page Facebook où l’on explore les contours de la pas-tout-à-fait-branchitude.

Party – Airflex Session. 11/02/11

Friday, February 4th, 2011

Personnellement, je suis assez convaincu – n’en déplaise à Pascal N. et à ses idées torch(i)ées- que le futur de la musique vient d’ailleurs. D’ailleurs, un peu comme d’habitude désormais… Les influences musicales majeures viennent d’outre-quelque chose. Outre Atlantique lorsqu’il s’est agit du rythm & blues, outre Manche lorsqu’il s’est agit du rock, rebelote pour la pop, et nous qu’avons nous inventé. La french touch, diront certains. Je demande un moratoire et des assises de l’électronique pour débattre et asseoir définitivement une histoire raisonnable de la musique contemporaine, où chacun retrouvera sa place.

D’ailleurs en parlant de belle place, il y en a dans les airs pour ce label lyonnais que j’apprécie particulièrement: les bien-nommés Airflex Labs. L’univers d’Airflex est sophistiqué de par ses riches influences: techno, dub, reggae, bass… Au final, c’est une sélection d’artistes pointilleux et pointus qui ont déjà trouvé un chaleureux accueil devinez où… Outre Manche. CQFD.

C’est pourquoi j’ai décidé de vous inviter, cher public, à découvrir ou rejoindre l’Airflex Session tenue au Transbordeur  vendredi prochain, pour apercevoir comme qui dirait… la musique du futur.

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Line-up: BAOBINGA & ID / SUBMERSE / INDIGO / NEAT / FLATMATE / ISOTROPH

Détails de l’événement ici.

Story – Conjonction d’idées ou tendance lourde?

Wednesday, January 19th, 2011

J’ai toujours considéré mes projets comme des histoires. Non pas que je m’intéresse forcément à la stricte narration d’un fait ou d’un phénomène, comme le ferait un story-teller des agences temps modernes. Mais pour la dimension dialectique qu’ils comportent. Chaque projet est porteur d’un sens, d’une direction ou d’une projection vers l’avenir.

Le Dixième par exemple, ne se résumera pas sur un Powerpoint puisqu’un .ppt ne projette pas (il est projeté, d’accord). Par contre, le projet se racontera au fil d’un récit et de ses digressions.

Je vais donc vous raconter une petite histoire inscrite dans une plus grande.

Il y a quelques mois de cela, je recherchai activement une nouvelle paire de lunettes. Remarquez comme le terme anglais pour les désigner est ambivalent: “spectacles”. Ce qui désigne chez nous l’observé désigne en anglais l’observant. Cette recherche était particulière. Je souhaitais délibérément trouver une paire de vues dont l’esthétique rappellerait sensiblement le style des pionniers geeks des années 90. Quelque chose de ce goût-là…

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Puis la recherche s’est affinée. Il était facile de trouver la deuxième monture, les culs de bouteille oversize sont désormais légion chez les opticiens raffinés. Mais le défi aurait été de trouver la première. Monture en métal, polygone complexe, mêlant angulosité et arrondis avec une disgrâce tout à fait complète d’un point de vue contemporain, les lunettes d’Alex Taylor (Hot Chip) auraient été parfaites. N’en trouvant point chez mon nouvel opticien préféré, je me suis donc rabattu sur une autre idée.

Il fallait rompre avec les 2010 geek glasses portées par la quasi-totalité des architectes, graphistes et autres stylistes. Being a dickhead’s cool… but I’m way over cool now.

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Je décidai donc de chercher une paire de spectacles pas spectaculaires. Des lunettes d’auteur, plutôt que de designer. L’heure est à rendre leurs lettres de noblesse… aux lettres justement. Invectivant mon cher opticien, je passe donc plusieurs modèles de sa suggestion à l’essai. Jusqu’à ce que l’évidence s’impose. Ce seront celles-ci. Prénommées Henry par Moscot, elles portent l’intuition d’un Miller, d’un James peut-être?

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Ce n’est que quelques jours plus tard, au détour d’un oeil jeté sur http://nerdboyfriend.com/ que mon idée entra en collision frontale avec celle des astucieux auteurs du blog – où l’on peut trouver la liste des items shoppables à l’instant correspondant quasiment traits pour traits à une imagerie vintage plus ou moins célèbre.

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Dans un moment sourd mais pas aveugle, deux inspirations ont coïncidé. Je ne sais pas si et comment les gens de nerdboyfriend se sont documentés, mais je suis à présent assez fier de l’instinct qui m’a conduit, sans aucun repère culturel immédiat, chez ce fameux opticien, à décider que voilà, ce seront ces-lunettes-là qui incarneront mon amour des bons mots. Pendant qu’au siècle dernier, un certain John Updike, honoré d’un double Pulitzer et d’un prix… O. Henry Award… choisissait cette même silhouette de monture pour contempler ses feuilles blanches à noircir.

Comme quoi, certaines Idées ou Inspirations doivent traverser le temps, habiter les âmes. Je me dis aussi que ce n’est peut-être qu’une coïncidence, une décision esthétique passée au filtre de plusieurs années de culture pop. Et puis si l’on oublie la mystique de l’inspiration, on verra qu’il n’y a que raison qui vaille.

Ces Henry, je les ai choisies parce qu’elles assagissent. Plus rondes, plus étroites, elles illustrent plus d’humilité, de discrétion. Pourtant, le visage ne s’efface plus derrière la marque du geek moderne, acétate épais et encadrant. Il s’affirme autour d’un accessoire qui n’est qu’un outil dans la démarche intellectuelle. Avoir besoin de lire, pour écrire. Cet esprit influe d’ailleurs sur la tenue. Les Henry ne supportent pas l’accord avec un tee-shirt ou des baskets sneakers. Il s’agit d’une respectabilité fichue dans une chemise, point final. Contrôle P.

Troisième Dixième Mixtape – Le Dixième Sound Distillery/Kris M (JungeJunge)

Wednesday, December 1st, 2010

Voici au lendemain de notre premier anniversaire, la troisième dixième mixtape. Pour l’occasion, la sélection et la mise en oeuvre est évidemment faite par la maison. C’est pourquoi nous avons fait appel à Kris, lyonnais berlinois d’adoption ou l’inverse – on ne sait plus très bien – l’un des tous premiers citoyens du 10e Arrondissement.

Nous vous proposons donc une mixtape soignée mais ouvertement festive, qui va chercher le groove aux fins fonds de la house, et pour faire honneur à la nation, nous y allons au son du clairon de la touche française. Préparez vous à une immersion chilly d’abord qui laisse ensuite subtilement place à une partie plus danceflooresque.

Une bonne préparation physique et mentale aux Fêtes de fin d’année qui s’annoncent, en quelque sorte.

Enjoy!

Troisième Dixième Mixtape – Le Dixième Sound Distillery (Kris M) by ledixieme

Fashion 101 – Une histoire de chandail, de pull over et de tricot.

Wednesday, November 24th, 2010
Dans la connaissance globale proposée par le web, l’histoire du chandail est un peu partout la même. Il semblerait de sources concordantes que le chandail – aussi appelé aujourd’hui pull-over pour sa fonction marginale particulière ou encore tricot en référence à sa technique de fabrication – est apparu d’abord sur le dos des marins marchands d’ail et d’oignon.

Dans la connaissance globale proposée par le web, l’histoire du chandail est un peu partout la même. Il semblerait de sources concordantes que le chandail – aussi appelé aujourd’hui pull-over pour sa fonction marginale particulière ou encore tricot en référence à sa technique de fabrication – est apparu d’abord sur le dos des marins marchands d’ail et d’oignon.

Au XVIIIe siècle, les marins portèrent ce vêtement particulièrement protecteur contre le froid. La maille est classiquement tricotée dans de la laine. Une maille resserrée emprisonne l’air et conserve ainsi la chaleur près du corps. Evidemment, le tricot donna rapidement lieu à quelques élans d’originalité et de créativité de la part des gentilles couturières. Différents types de cols apparaissent, plusieurs épaisseurs sont essayées. Puis les métiers à jacquard permirent de personnaliser les pièces avec des motifs.

Jusqu’ici, l’histoire est assez chiante, convenons-en. Un vêtement plutôt technique naît pour parer aux contraintes d’un métier, d’une condition de vie. Classique. Du coup, on vous sert une dernière anecdote technique inutile. Le terme “chandail” est tiré, tenez-vous bien, des marchands d’ail. L’abréviation apparaît à la fin du XIXe, pour désigner les marchands des Halles de Paris.

Depuis, la modernité mondialisante a enfanté du très global “pull-over”. Soyons fou, considérons désormais que porter un pull-over est un acte singulier. L’expression elle-même suggère l’alternatif. En effet to pull over signifie s’écarter de la route pour se garer. Porter un pull-over, c’est donc comme s’arrêter sur un instant, un moment. Rendre hommage en quelque sorte.

- à l’ouvrier canadien qui n’a que trop rarement vu le soleil ce dernier semestre,

- au boulanger de montagne qui est bien content que la saison reprenne,

- au marin norvégien qui n’a plus de boulot à cause des régulations UE,

- à l’aspirant poète parisien qui devra faire Bel Ami pour payer son loyer,

- à Pocahontas qui a échangé ce pull à rendre fou John Smith contre 2 hectares de terres sacrées,

- à Jeannette qui n’aura jamais mis un pied sur un pont, mais adore lire Moby Dick.

Au final, il ne faudra jamais négliger son chandail. Le tricot est une confection lente et méticuleuse, et lorsque vous serez perdu dans la steppe, à hurler parmi les loups, votre pull sera votre meilleur ami. Chaque matin, enfilez-le prestement, mais avec amour. Comme si votre vie en dépendait.

PS: la personnalisation des chandails marins permit en fait à de nombreuses veuves éplorées d’identifier avec certitude leur homme naufragé. My heart will go ooooooon.

Comment être geek est devenu cool (ou inversement)

Thursday, November 11th, 2010

Etre cool, c’est un état social. C’est le fait d’interagir, partager, se réunir avec les Autres. Autour d’une raison – style de vie, hobby. Si en plus vous êtes de ceux qui se retrouvent autour du nouveau point d’intérêt relayé par le prescripteur majoritaire de votre milieu (NRJ pour les beaufs, Nova pour les branchés. Le Tour de France pour les vieux, le skate pour les djeun’s.), vous êtes totalement cool.

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Entre geek, c’est un état psychologique. C’est le fait de dédier sa majeure attention à un objet particulier, à l’origine plutôt du contenu multimedia. C’est ainsi que le geek est majoritairement naturellement un scientifique, un informaticien, ou un artisan tisseur en laine alpaga. Des disciplines où l’attention est sollicitée de manière concentrée. Si en plus vous êtes de ceux qui n’ont plus de temps à accorder à la vie sociale classique, vous êtes un nolife.

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Et puis le bug de l’an 2000 n’a pas eu lieu. Ce sont alors des millions de citoyens lambda qui découvrent le monde digital en ligne. Les contenus se multiplient, leur lectorat également. Les interfaces  s’améliorent et se démocratisent, voici le règne de l’Internet mobile, moins de 10 ans après l’émergence de l’Internet à domicile.

Le nolife, celui qui ne sortait pas de chez lui, est désormais partout. On peut être nolife dans le metro, au boulot, avant de faire dodo.

Alors, subrepticement, le cool est devenu geek. Voilà la faille de la dialectique actuelle. On dit souvent :

« Etre geek, c’est devenu cool ».

http://blog.jeffbain.ca/when-did-geeks-become-cool-anyway
http://www.examiner.com/geek-culture-in-portland/when-did-i-become-cool
http://www.leblogdebango.fr/2010/04/etre-un-geek-cest-cool/
http://nomdungeek.blog-idrac.com/2010/10/25/geek-is-now-chic/

Faux, c’est être cool qui est devenu geek. Reprenons notre définition. Etre cool, c’est être en mesure de partager, d’échanger et d’être fédérer avec ses amis autour d’un intérêt commun. D’ailleurs, le plus cool d’une bande de gens cool, c’est le mec qu’en sait plus ou qui représente le mieux cet intérêt commun. Le dude ou la it-girl, c’est souvent le skateur semi-pro, le champion d’Europe de Team Fortress 2 2007, ou la bloggeuse « chaussures vernies » la plus lue.

Or, cette coolitude s’est obtenue… En geekant à mort, en switchant entre rencontres ou soirées avec les potes et heures de nolifitude domestique à moitié assumées.

http://plus.lefigaro.fr/note/les-nouvelles-technologies-ont-elle-des-consequences-sur-votre-vie-de-famille-20100607-217781

Rien d’étonnant à ce qu’aujourd’hui les héros de Superbad et de la nouvelle comédie US soient devenus les porte-voix d’une nouvelle bourgeoisie. Celle des garçons et des filles aux capacités d’apprentissage et d’assimilation de connaissance accrues. Cette ressource est semble-t-il devenue plus influente sur la valorisation sociale que la capacité brute (en fait physique) à échanger. Grâce à Internet, l’individu qui aurait tremblé au moment d’engager la conversation cinéma avec sa target n’aura plus à gérer la timidité. Les premiers contacts sont digitaux, et donc fluides, sans la pression de l’air qui pèse dans les 1m02 qui nous séparent habituellement de notre interlocuteur.

Le flux n’est plus en sens unique désormais. “Je sais me comporter en société donc je suis” ne suffit plus. “Je suis avant d’aller en société” compte  également. La construction de personnalité demande du temps, de l’attention, de la profondeur. La meilleure illustration du double parcours socialisation/geekisation se regarde chez les géniaux personnages de The Big Bang Theory, mais là, je ne vous montre pas. Allez donc geeker un peu. Cultivez-vous.

Au final, être cool a véritablement changé de définition et d’enjeux. Etre geek n’a fait que contaminer le grand public.

Echo Sonore #87 – 12 novembre 2010

Wednesday, November 10th, 2010

Comme d’habitude depuis la rentrée, nos fines oreilles vont s’installer le vendredi soir à la Plateforme, où ont lieu les Echos Sonores. Prolongation agréable des très compactes et brutales Nuits Sonores – je mets au défi quiconque de se rappeler un moment de douceur réelle dans ces 4 Nuits de folie, hormis le postlude éthéré des Siestes du dimanche… – les Echos permettent aux Lyonnais et métropolitains de passage de poursuivre une exploration sélective des meilleures productions électroniques actuelles.

Et ce weekend, nous sommes contents. D’abord parce que l’electro est aujourd’hui autant une musique de fête, dure et dansante, qu’une histoire cérébrale, claire et transcendante. Ensuite parce que nos amis vOPhoniQ et Neat sont de la partie.

▶▶▶Arty Farty & Le Dixieme présentent ◀◀◀

▷JACKSON and his Computer Band (Warp / Berlin – Allemagne) Dj set
Jackson et Jackson & his computer band sont les alias de Jackson Fourgeaud, dj et producteur français. Parisien pure souche, Jackson vit cependant à Berlin où il prépare son deuxième album et le show visuel de son live.Il commence sa carrière avec de l’acid house, remixe plusieurs artistes tels que Femi Kuti, Air, Vanessa Paradis, M83 ou Freeform Five.pour sortir son premier album Smash en 2005, produit par Warp. Si Jackson & His Computer Band n’a pas de réel succès commercial, sa réputation auprèsdes amateurs de musique électronique n’est plus à faire.

▷JOY ORBISON (Doldrums / Londres – Angleterre) Dj set
Ce jeune producteur londonien porte le dubstep vers les délices de la techno et de la house. Joy Orbison, à peine 20 ans, est la relève,le second souffle de ses aînés Burial. Il est l’enfant prodige d’une nouvelle génération grâce à son touché inné pour façonner les sons mutants qui sortent de caves de Londres. Méconnu l’année dernière, Joy Orbison s’est simplement mis 2009 dans la poche avec une suite d’EPs tous plus ravageurs les uns que les autres et notamment son Hyph Mngo, mélange de classe naturelle et de morgue juvénile.

▷VO PHONIQ (Dawn Records / Lyon – France) Dj set
Vo Phoniq, jeune beat maker, a rejoint l’écurie Dawn Records après la sortie de son premier EP d’hip-hop glitché, Human & Computer en octobre 2009. Mélangeant ses diverses influences, entre rock psyché des 70’s, french touch et new age, Vo Phoniq propose désormais un live techno scindé d’émotion et d’amour.

▷NEAT (Airflex Labs / Lyon – France) Dj set
Véritable découverte de la scène bass music française, Neat sortira son premier maxi A Light I Know sur Airflex Labs en septembre. Son style incomparable entre future garage, deep house et dubstep minimal allié à ses talents de producteur a surpris l’ensemble de la scène Bass Music.

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Fashion 101 – Le Blouson

Tuesday, November 9th, 2010

Cet hiver, nous affrontons le froid avec courage et panache. Pas question pour les plus téméraires d’entre nous de se laisser aller à la couardise de l’emmitoufflage sous manteau oversize. Le monde qui nous entoure est certes hostile mais aussi mobile. D’une bousculade à une course après le taxi qui menace de disparaître au coin de la rue, la vie moderne exige d’être réactif et efficace dans le mouvement, à tout moment. C’est pourquoi à Fashion 101, nous vous recommandons d’oublier les longs manteaux qui prennent les gouttes du trottoir, se coincent dans les portes. Et d’opter définitivement pour le blouson. Pour lui, ce compact et très respectable bomber en laine. Pour elle, ce bombardier à la fois pointu et jalousé par les copines.

Pour rappel:

Un blouson est une veste courte d’allure sportive. Le blouson se porte en extérieur, par dessus d’autres vêtements.

Généralement, le blouson s’ouvre sur le devant, avec une fermeture à glissière. Les manches du blouson sont longues, et le vêtement peut avoir une capuche.

Au début du XXème siècle, les blousons sont des vêtements portés pour pratiquer des activités sportives ou de loisirs. Après la Seconde guerre mondiale, le port du blouson se diversifie.

Les blousons ont longtemps été considérés comme un signe d’appartenance à une communauté. A l’origine, le perfecto était le vêtement fétiche des motards américains alors que celui des rockeurs était le blouson en jean. Le blouson noir, popularisé par Yves Saint Laurent, était caractéristique de bandes de jeunes dans les années 60.

Cette veste décontractée se décline dans toutes les matières : cuir, jean, tissu. Le perfecto a été le premier modèle de blouson à succès. La marque Schott a commercialisé cette veste en cuir raide dès 1915 aux Etats-Unis. Le blouson Bombardier, à l’origine un vêtement d’aviateurs, s’est développé au quotidien dans les années 1950. Et dans les années 1960, le blouson en jean a fait son apparition avec le rock’n roll.

Aujourd’hui, le blouson se porte en toute occasion, en été comme en hiver, au sein de toutes les catégories sociales. Le blouson en jean de chez Levi’s représente un grand classique depuis près d’un demi-siècle et n’est plus réservé aux rockeurs. Le perfecto a quant à lui fait son grand retour à l’automne-hiver 2008 commercialisé chez les petits créateurs tels que Maje, Sandro ou Isabelle Marant.

[source: Ykone]

Deuxieme Dixieme Mixtape – Kais Dhifi aka Gaysco

Thursday, October 28th, 2010

Voici la Deuxième Mixtape du Dixième. Nous l’avons confiée cette fois-ci à Kaïs Dhifi, qui nous avait déjà gratifié de ses talents graphiques, puisque c’est lui qui a signé la charte graphique actuelle du Dixième.

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Depuis peu, il mixe ses délires discoïdes et slowesques depuis Paris, parfois dans l’avion pour Tokyo, et partage régulièrement les platines avec ses friends de Maman Records ou encore avec Jarco Weiss récemment vu à la Coquille. Son trip musical est sobrement intitulé Gaysco. Si l’amour et le bonheur qui coule de sa sélection vous plaît, retournez donc sur son soundcloud régulièrement!

Make Slove.

Deuxieme Dixieme Mixtape : Kais Dhifi – Mix for Le Dixieme by ledixieme

Echo Sonore #84 – Carte Blanche

Friday, October 15th, 2010

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Le Dixieme Arrondissement poursuit son investissement dans l’association entre mode et culture, et parraine donc la saison à venir des Echos Sonores. L’idée est de soutenir la programmation résolument moderne mais éclectique devenue permanente des organisateurs des Nuits Sonores qu’on ne présente plus. La musique, c’est désormais toute l’année, et s’il vous plaît. De qualité.

Le programme démarre cette semaine avec l’étonnant duo Carte Blanche composé de DJ Mehdi et Riton, tous deux ayant déjà fait leurs preuves respectives dans des univers assez différents.

La house est black et break, à quelques encablures à peine de l’invasion mortelle des Moroder et autres Zombie Zombie.

En pleine saison d’émeutes urbaines, on vous fait donc écouter dès ce midi “Gare du Nord”, en attendant l’Echo Sonore de ce soir à la Plateforme, quai Augagneur à Lyon.

A venir: Erol Alkan, Joy Orbison, Dixon, Jennifer Cardini et Clara Moto…